20 mai 2009
AVIS AUX AMATEURS
JEUDI 28 MAI À 18 H , MA COPINE CAT SIGNE SES LIVRES DE CUISINE
SUR SES GRAINES EN FOLIES
À LA COCOTTE

J'Y SERAI ET VOUS ?
À BIENTÔT
!!!
18 mai 2009
LE COQ ET LE GUETTEUR
J'AI RECOMMENCÉ MES MAUVAISE FRÉQUENTATIONS
UN COQ TAGUÉ SUR LE MUR DE LA CFTC
TROP BON
LES AMES SENSIBLES REGARDERONT LE COQ
DANS LES YEUX , COMME D'HAB !!!
DANS LES YEUX ! J'AI DIT !!!
pour NiNi ....
16 mai 2009
des mots et de leurs évolutions
On ne dit plus " trop cool" ( dixit la princesse )mais " c'est frais "
ou "trop frais" moi je dis évolution anglophobique ........
Pour "pécho" j'avais compris dans "j'ai pécho machinette " : j'ai réussi à sortir avec ...
Du tout : c'est " j'ai embrassé machinette "
Du coup ç'est moins abstrait !!!
Pour ma part , je reçois des mails :" dès que j'ai l'info , je reviens vers toi ", déclenchant immédiatement dans ma tête la chanson de Jo Dassin l'été indien et
l'image d'un couple courant l'un vers l'autre sur fond de soleil couchant ........
Impossible donc ; essayez un simple : " je te tiens au courant "
Quand à queen mum , elle est en guerre avec : Ya pas de soucis . et me soutient que je le dis tout le temps ( même pas vrai !!!! )
Enfin je dis avec délectation : que je monte sur à Paris , je vis en dans un appartement ,
je vais au chez le coiffeur , et le mec à de ma soeur .........
Salut !!
15 mai 2009
7 x 7 cm de green
Ma joie du moment :
la culture intensive de 7 centimètres carré de pelouse
.......
pour l'instant il mesure 4 centimètres
mais d'ici une semaine
je pourrais
tondre mon
"gazon"
aux ciseaux
à ongles
so british
et pas trop fatigant
....
www.racine-carre.com
02 mai 2009
Cher blog et Chères vous
eh oui !! cette année je suis négligente, et je vous délaisse ,
j'ai quelques batailles sur le feu et quelques victoires à récolter .......
batailles comme victoires sont longue à obtenir , ça traine , ça râle , ça recommence ,
ça discutaille ferme
mais je ne baisse pas les bras !!!
À bientôt !!!!
je reviens bientôt
Zoéchiffon
LANDLORD # 69


69. Année erratique.
Quelle est la différence entre un pigeon ? Qui perd perd, Coluche
— Nous n’allons pas au château ? cria Thomas pour couvrir le bruit de l’engin.
— Moi si. Mais vous, je dois vous déposer à votre rendez-vous, il est presque la demie.
— C’est encore loin ?
La Karo freina en vibrant. Baldred souleva le cockpit et l’aida à descendre. Il
constata qu’ils étaient au milieu de rien.
— Vous êtes sûr ? Je ne vois pas ce qui distingue cet endroit de n’importe quel autre.
Et je ne vois pas Brodie.
— Nous autres, secrétaires-chauffeurs-hommes-de-main-valets-de-pied-souffredouleur-
faire-valoir, avons nos trucs et astuces que nous ne pouvons, par serment,
divulguer. Vous voyez ce muret un peu éboulé, non ? Vous passez par là et vous
descendez tout droit.
— Vous savez, je ne suis pas très sûr de pouvoir être habile... Vous ne voulez pas venir
avec moi ?
— Le pigeon de Brodie était un Boulant de Norwich, le message disait seul, on ne
discute pas avec un Boulant de Norwich.
— Ah bon ? Et le mien de pigeon, c’était quoi ?
— Un Tambour d’Altenbourg. Tenace, entêté, il roucoule comme un tracteur au
ralenti. Brodie vous indiquera le chemin du retour.
— Quelle est la différence entre un Boulant et un Tambour ?
— Ah. Fondamentalement un boulant est un pigeon qui... Thomas ! Vous n’êtes pas
en train de gagner du temps ?!
— Moi ? Pas du tout, ça me passionne, les pigeons, toutes ces plumes, quand on y
pense... Attendez ! Et s’il m’arrivait quelque chose ? Si je ne rentrais pas ?
— Bon, écoutez, répondit le secrétaire-chauffeur en faisant rugir le moteur, si vous ne
rentrez pas, n’ayez aucune inquiétude, je m’occupe des chambrières...
Et la Karo s’éloigna en pétaradant, laissant un sillage de fumée bleutée.
Thomas haussa les épaules. Peu importait où il se trouvait puisqu’il était partout chez
lui. C’était aux autres de s’inquiéter et de se débrouiller pour le retrouver. Il escalada
le muret et commença sa promenade, les mains dans les poches, ses doigts jouant avec
la pièce de MacMillan. Le vent sentait l’herbe et la mer. La pluie tombait plus à
gauche mais, au-dessus de lui, c’était encore calme.
Il décida de descendre jusqu’à la mer. Le souvenir de Betty Burke flottait
autour de lui. Drôle de fille. En était-il am... Oui, inutile de se le cacher. Il en
reconnaissait tous les signes, et elle avait organisé une rencontre le lendemain...
Demain. Il assista un instant à la lutte aérienne du Demain de Betty contre le
Demain de MacForthy. Bon. Léger avantage à Betty.
— Sir Thomas ? Je suis heureux de constater que vous avez bien reçu mon pigeon.
— Un pigeon MacMillan ne tombe jamais en panne, surtout
quand c’est un Boulant de Norwich. Bonjour Révérend.
Il vit à l’air un peu effaré de Brodie que sa réponse l’avait surpris et qu’il le
regardait d’un air moins moqueur. Avait-il été habile à son insu ?
— Mais certainement, encore qu’il soit un peu difficile de rencontrer MacMillan...
Tous les voyants repassèrent au rouge. Brodie avait accusé le coup, mais sa
réponse contenait un missile furtif. Son regard avait brillé lorsqu’il avait prononcé le
mot rencontrer. Il fallait conserver l’avantage et lancer un leurre.
—Difficile ? Pas pour tout le monde...
Manoeuvre brillante ! Le missile trompé s’éloignait et l’ennemi se trouva
découvert, localisé, verrouillé, à poil.
— Mais... personne n’a jamais rencontré MacMillan !
Pétard mouillé ! Thomas absorba l’information sans l’analyser, la contreoffensive
de Brodie ne valait pas un pet de lapin. Feu !
— Je l’ai croisé hier soir en allant me coucher. Nous avons un peu bavardé. Je vous
accorde que c’est un homme discret. Nous descendons jusqu’à la grève ?
La bouche stupidement entrouverte du cureton marqua sa victoire. Il ne savait
pas vraiment comment il avait fait, mais il avait gagné. Un peu comme au ping-pong,
un truc blanc vous fonce dessus et sans réfléchir, un geste à peine appuyé le retourne à
l’envoyeur, et toc ! Mais pourquoi personne n’avait jamais rencontré MacMillan ?
C’était un peu inquiétant. Brodie n’était peut-être pas tout à fait neutralisé. Il était
regrettable, mais probable, qu’une balle ne fasse pas le match.
Ils marchèrent un instant silencieusement. Puis commença la deuxième
manche.
— Je connais tous les habitants de l’île, ceux qui sont recensés et les autres... Savez vous
que la plupart des gens pensent que MacMillan est une légende, un mythe ?
— Vous êtes certainement une autorité, qu’en pensez-vous ?
— Je ne l’ai jamais rencontré...
— Et qui dresse et s’occupe des pigeons ?
— C’est un fait.
— Qui s’occupe des menus travaux de cet énorme bâtiment ?
— C’est troublant en effet. Le château réserve bien des surprises, vous avez été
psychiquement très sollicité. Vous vous êtes couché tard ?
La stratégie de Brodie portait un gros nez rouge, de lourds sabots et un harnais
de clochettes. Thomas avait la main, il fallait la garder.
— A l’heure où les choses intéressantes se passent... D’ailleurs, il m’a donné quelque
chose. Révérend ?
Brodie était resté planté d’étonnement trois enjambées derrière. Thomas
rebroussa poliment chemin. La voix du pasteur chevrotait d’émotion.
— MacMillan... Que vous a-t-il donné ?
— Une petite pièce de monnaie, assez ancienne je crois.
— Je...je peux la voir ?
Tandis que Thomas cherchait dans sa poche, Brodie se mit à ressembler à ce
qu’il était vraiment : un très vieil homme. Ses doigts crochus arrachèrent presque la
pièce de la main de Thomas. Il la porta à son oeil et murmura :
— Seigneur... l’aumône du fantôme...
— Quel fantôme ? MacForthy ?
Sans répondre, Brodie lui rendit la pièce, comme à regret. Il paraissait stupéfait
et murmurait des choses inaudibles. Thomas le prit doucement par le bras. Ils étaient
arrivés au bord d’un chemin qui descendait doucement jusqu’aux rochers que battait
la mer. Brodie lui paraissait assez secoué, il suffisait d’attendre que quelque chose en
tombe, un des secrets du Révérend, peut-être plusieurs. Il le fit asseoir sur une pierre
plate, et monta sur une roche plus élevée. Une brise de mer s’était levée, il y
abandonna son visage ; L’île de Glaymore était un vaisseau dont il était la figure de
proue. Il savoura l’instant puis jeta un coup d’oeil au Révérend prostré, courbé, une
main en conque sur l’oreille, à l’écoute de ses secrets enfouis. Il redescendit.
— Sir Thomas...
— Oui ?
— J’ai beaucoup réfléchi. Ce que vous m’avez dit a des implications considérables et
chacun doit en prendre conscience et agir en conséquence.
—Certainement mais...
— Je répète : écoutez-moi avec attention et prenez les dispositions nécessaires.
“Putain, accouche !” pensa Thomas tout en dissimulant habilement ses
pensées :
— Pu...vez-vous être plus clair ?
Brodie lui lança un regard mauvais et sa bouche se pinça :
— Je dois reconnaître que je vous ai sous-estimé. Mais comment aurais-je pu savoir
que vous étiez à ce point un Glaymore.
— Très facilement, mon Révérend, je n’ai pas été retrouvé déchiqueté dans ma
chambre à l’aube de ma première nuit. Comme c’est déjà arrivé dans l’histoire de
cette île, histoire dont vous êtes le spécialiste.
— Co... comment savez-vous cela ?
— Je sais beaucoup de choses... risqua Thomas, bien conscient qu’il ne savait
maintenant plus rien. Personne n’a d’ailleurs jugé bon de m’avertir de ce possible
désagrément. C’est bien arrivé deux fois n’est ce pas ?
— C’est vrai, en 1569 et en 1869.
— Vous avez remarqué ? Les deux fois en 69... C’est drôle.
Mais Thomas sentit que l’amour et le whisky l’avaient conduit suffisamment
loin dans le triomphe et qu’il serait maintenant judicieux de fermer sa gueule et
d’écouter Brodie.



