Le Petit Bazar de Betsileo

vrac de jolis plaisirs et petits bonheurs de l'enfance à partager..................

09 novembre 2009

the n°1 Ladies detective Agency

ENFIN APRÈS AVOIR DÉVORÉ CHAQUE LIVRE DE ALEXANDER McCALL SMITH ONN RETROUVE AVEC PLAISIR Mma RAMOTSWE ET SES DÉLICIEUSES ENQUÊTES POÊTIQUES AU BOTSWANA .

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05 novembre 2009

LE TEMPS PASSE TROP VITE !!!

QUAND JE PENSE QUE LE GRAND MAITRE A FAIT DE LA PUB !!!!! MOI AUSSI JE SUIS FOU DU CHOCOLAT !!!! Salut les filles ! je jongle avec les collections d'hivers et les collections d'été l'exercice n'est pas simple et le soir , je tombe les bras en croix dans mon lit et je dors mais je dors......... du coup pas beaucoup de temps pour le bazar !! je reviens bientôt !!!

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10 octobre 2009

LANDLORD # RÉSUMÉ

SI VOUS AVEZ RATÉ LE DÉBUT .....
CLIC SUR LE TEXTE POUR LE VOIR EN GRAND
r_sum_

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07 octobre 2009

FRENCH RIVIERA # 5

And the winner is ...........
choux


le 28 septembre un petit bébé garçon sort du choux.
Ce jour là, pas d'école : c'est pas tout les jours que l'on a un petit frère !!!
Mais je n'ai pas le droit de rentrer à la maternité , zut !!
Je passe donc ce jour divin à la plage d'Antibes qui est une top plage de sable
très fin et pas une nulle plage de galet comme à Beaulieu .
ça aide beaucoup  à me consoler ........
J'attendrai donc ......
Le "grand tout en un " a encore inventé un nom ......
Il s'appellera Ian .....comme Ian Fleming , il a du sang britannique ce petit .....
ian_fleming

007

et comme il est aussi le fils de la Biche /Shéherazade :
Teimour comme le fils de Gengis Khan ..... un aventurier

gengis__khan

Cela donne  : Ian Teimour  ....
Et bien , on a pas été déçu de retour à la maison , ce tout petit bébé a un SON
terrible !!!
Je suis contente quand même d'avoir un baigneur vivant pour jouer
enfin bon , il y a des avantages : le porter ou le surveiller
et des inconvénients : les couches , les couches ....... en tissu , avec l'épingle à
nourrice ......
Heureuses Maman d'aujourd'hui .... vive les P....pers !!!

Il est très mignon avec son regard de faon et ses bouclettes brunes
je l'adore !

Pendant que la famille s'affaire autour du chérubin , j'attaque la bibliothèque rose
par la face nord et hop : tout les Oui-Oui , et oh et le club des 5  ..........


Je n'ai pas de photo de lui bébé , ni grand d'ailleurs .
C'est difficile à croire ? Que cette famille à été compliquée .
Et tout c'est déroulé sous mes yeux .......
Je n'ai que des instantanés visuels  dans la tête . Des bouts , des fragments , des morceaux
Je les assemble pour la première fois dans ce voyage que je fais là avec vous .

La suite bientôt ...........

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05 octobre 2009

Dimanche

LE DIMANCHE : C'EST PISCINE : 30 MINUTES D'ALLER RETOUR , QU'IL PLEUVE , QU'IL VENTE
C'EST PISCINE C'EST OBLIGÉ .....
MAIS HIER , APRÈS , NOUS AVONS ÉTÉ AU CINEMA VOIR UN FILM D'ANIMATION (PATE À MODELER)AUSTRALIEN "MARY & MAX" .UN FILM POUR NOUS LES GRANDS, POUR UNE FOIS, LES PETITS ILS EN ONT DÉJÀ PLEIN !!! , FORMIDABLE !!!


Posté par zoechiffon à 16:12 - CINÉ-BAZAR - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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04 octobre 2009

LANDLORD # 72

HORLOGE_HANNING
VITE ! C'EST L'HEURE DE MON FEUILLETON !!!!
LORDLAND_INTRO
73. Bavardages et camouflage.

Il n’y avait personne derrière lui, ni à droite, ni à gauche.
— Où êtes-vous ?

— Fais semblant de regarder le paysage. Je suis tout près, mais il ne serait pas prudent
de me montrer.

— Je ne pense pas que quelqu’un puisse nous voir. Brodie est parti.

— J’en doute. Garde tes mains dans les poches. Retourne-toi lentement vers la mer,
l’air innocent, comme si tu admirais un paysage à la con. L’air innocent, pas
demeuré. Chut ! As-tu appris quelque chose d’intéressant ?

— Des tas de choses.
— ...
— ...
— Et ben, tu la craches ta pastille ?
— ...

— Je rêve, il boude. Regarde discrètement sur ta gauche, à sept heures, une
cinquantaine de mètres. Tu vois quoi ?

— ...Rien, il n’y a rien. Un buisson, vous essayez de me faire peur.

— Ecoute, ma position n’est pas confortable et on n’a pas beaucoup de temps. Mes
déplacements sont limités mais j’ai pu fouiner un peu, sans vraiment trouver grandchose.
L’île est en black-out et je ne veux pas attirer l’attention sur moi ; je sens qu’il
se passe quelque chose mais dès que je crois avancer tout devient cotonneux. Que fait
le buisson ?

—...Putain, il bouge !

— O.K. Un pasteur Brodie est caché dans le paysage, sauras-tu le retrouver ?

— Que...que...Que dois-je faire ?

— Rien, regarde le paysage, genre l’homme face à la mer, confrontation de leurs
mystères, profondeur de leurs abysses, violences de leur fureur. Tout ça pour finir par
pisser devant. Je me demande vraiment quel intérêt ça a : t’as vu une vague, tu les a
toutes vues. Bref. Alors ?

— Alors je ne suis pas aussi demeuré que vous semblez le croire, j’ai résolu une
énigme quasi millénaire. Même Brodie n’en revenait pas.

— Et c’est quoi ta trouvaille ?

— Le fantôme, c’est pas MacForthy, c’est MacGuffin ; c’est MacMillan qu’est
MacForthy.

— Et ?

— Et c’est déjà plus que ce qu’une certaine Annie Beaudit a pu découvrir, toute
maligne qu’elle prétende être.

— MacGuffin... Les salauds... Ecoute Toto, les fantômes à mon avis c’est de la poudre
aux yeux, c’est la partie émergée de la cerise sur le gâteau. Ne nous laissons pas
distraire. Laisse tomber les fantômes. Le Baldred, en revanche, il n’est sûrement pas
blanc-bleu. Pourquoi va-t-il si souvent dans la tour malingre ? Il en est où le buisson ?

— Une quarantaine de mètres... la tour aux pigeons ? Je l’ai chargé des
communications... Putain, vous croyez qu’il est de mèche avec MacMill...Forthy ?

— C’est louche aussi cette histoire de pigeon, Ils ont forcément un moyen d’émettre.
Vous allez le surveiller et trouver le moyen de visiter cette tour. Je donnerai mon
chignon à couper qu’il essaiera de vous en empêcher.

— J’ai confiance en Baldred.

— Ca ne veut pas dire grand-chose, tu faisais bien confiance à ta femme, total...

— Mais... Comment vous savez ça vous ?!

— Bah, Audrey a pu subtiliser ton dossier chez Soumiani. je l’ai un peu lu... Le
buisson ?

— Laissez le buisson ramper ! Putain, vous avez lu mon dossier ! Ma vie privée...

— Bon Toto, dossier est un bien grand mot, va pas t’imaginer le gros classeur gris
marqué TOP SECRET avec épluchage de tes vies invisibles. C’était une seule feuille
format A4, très aérée, un pedigree de chihuahua né sous X. Le seul truc un peu
croustillant, c’est ton divorce, t’imagines... Bon. Alors Baldred, à surveiller. Et aussi le
cuistot.

— Pourquoi ? Il est génial ce type, un magicien.

— C’est le mot, parce que j’ai pu piquer un inventaire : il rentre dans sa cuisine de
quoi nourrir un régiment, et tout ça ne sert pas à fabriquer les trois crottes de nouvelle
cuisine qui te sont servies.

— C’est excellent et vous n’y connaissez rien, et puis il y a tout le personnel du
château qu’il faut nourrir.

— Même, quelque chose ne colle pas, les quantités sont énormes. Et la dinde ?

— Vous voyez, vous dites n’importe quoi. Monsieur Ba ne nous a pas encore servi de
dinde.

— Je parlais du majordome rougeoyant.

— Assproefhervessse ? Je ne sais pas trop, il m’intimide un peu. Vous le trouvez
louche ?

— Lui ? Louche ? Nooooon, il décorerait à lui tout seul un char de la Gay Pride, si les
vampires en organisaient une, je...
Un éternuement étouffé interrompit Annie.

—... Ah, c’est le réveil de la nature, reprit-elle plus bas, assez regardé le paysage,
même vous, ça finirait par attirer les soupçons. Je me sauve, ouvrez l’oeil. Non, ouvrez
les tous.

Thomas regarda le buisson qui tremblotait à une quinzaine de mètres. La
tentation de dévoiler l'ecclésiastique le fit sourire “ Alors, révérend, pas très ardent
votre buisson...” Il se retint et fit quelques pas dans la direction des rochers derrière
lesquels Annie Beaudit avait dû se dissimuler. Etait-elle partie en rampant sous une
touffe de bruyère ?

C’était plus simple et plus compliqué. Un renfoncement à peine visible dévoilait
si l’on se penchait un trou noir à peine plus grand que l’ouverture d’un terrier. Un
léger courant d’air et une odeur de cave trahissait un de ces souterrains dont
Glaymore était réputé être truffé. Son humeur s’assombrit. Son bonheur d’être le
maître d’un tel endroit était également miné par les sombres galeries du doute, de
l’ignorance et de la peur. Il décida qu’Annie ne lui était pas sympathique, que Baldred
était l’ami paternel dont il avait toujours manqué, et qu’il avait assez prouvé ce jour là
qu’il n’était pas si nul qu’il en avait l’air.

Un raclement lui fit relever les yeux. Le buisson en avait profité pour se
rapprocher à moins de cinq mètres. C’était un fort beau buisson, bien touffu, en
forme de vague que Brodie avait dû avoir un mal fou à déraciner. Le Révérend devait
avoir une bien piètre opinion du nouveau Landlord pour se cacher de manière si
voyante. Thomas chercha un moyen de se venger. Il n’avait malheureusement plus du
tout envie de pisser mais, saisit d’une brusque inspiration, il s’approcha du buisson et
articula distinctement :” Non, ils ne se doutent de rien... Dans trois
jours...Oui...excellente idée. Je donnerai le signal...Comme convenu. Bien pris ?
Parlez... OK je répète..OK. Fin de transmission. Roger. Terminé.”
Il reprit le chemin du château en sifflotant.
BUISSON

lordland_fin

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02 octobre 2009

LES CABANES DE JUDITH NEEDHAM

ELLES SONT LÀ   ...........

clic sur "JUDITH NEEDHAM WILLOW DESIGN "


judith_needham

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01 octobre 2009

FRENCH RIVIERA # 4

le 23 septembre 1968 , je fais ma toute première rentrée à la communale de
Beaulieu /mer  , Oui ! Oui ! Le luxe , en plus tout le monde parle une
langue que je comprend  , et direct en CE2 alors que je viens juste
de me rendre compte que je sais lire en français .
Je vous prie de croire que je rame sec ( format paquebot.... la rame )
C'est juste après Mai 68 ,  les écoles deviennent mixtes , et nous retrouvons
une petites poignée de fille noyées dans l'école des garçons .
A ça , ils étaient bien content les gars !!!
une petite photo pour illustrer mon propos...

photo_de_classe_ce2
le plus frappant est que les enfants ont des gueules comme dans les vieux films .

Alors , au premier rang , la tribu des Italiens , bon gars mais sacrément bagarreurs
, ma copine Marijo en pull jacquard , le rang du milieu , d'un coté les grandes pestes ,
de l'autre les grands garçons , qui sont là en touristes car ils travaillent au marché
avec leurs parents , et au milieu 6 fifilles comme vous pouvez le remarquer , bien gardées !!
la petite robe à carreaux , c'est moi , à coté de Suzanne  qui nous fournit  en carambar ,
boule de coco, réglisse en rouleaux .... Sa mère est boulangère ... chouette !
Le rang du dessus , Nounours avec sa voix cassée et à l'autre bout : Eric
le premier de la classe !
et au dessus de Suzanne et moi : le redoutable
Jeannot qui n'a qu'une obsession  : regarder sous les jupes des filles......
par tout les moyens , il se roule par terre , profite le l'escalier , se sert d'un
miroir . une fois satisfait , il hurle " Blanche Culotte" !! toute la journée
dans les oreilles de sa victime .
Sur notre cahier de notes , une devise :

l_effort_perseverant

Un vieux maitre identique à louis Jouvé dans "Topaze" avec ses moutonssss ,
nous donne toute son attention . le décor et l'ambiance sont à l'avenant : blouse
grise ,pupitre , encrier , plume sergent major , doigts violet avec quand l'encre est
bien sèche , un léger voile doré tout à fait merveilleux , la carte de France et des
départements (06 alpes maritimes) , et les tables de multiplications ( jamais pu
dépasser la 6 ), les récitations au tableau  en se tortillant et les leçons de
choses ( la carotte ?) .
Tout cela était pour moi d'un exotique accompli .......... mais de loin
au fond de la classe à coté de la fenêtre et du radiateur .

Bon et cette naissance ? un petit frère ? une petite soeur ?
On attend , en feuilletant le catalogue de Natalys
ah ! l'odeur de ce fameux catalogue .........
Rose ou bleu , les choux ou les roses ?

La suite très bientôt ...........




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27 septembre 2009

LANDLORD # 71

HORLOGE
LORDLAND_INTRO
71. Une vieille envie.

Seul. Cela n’avait pas été sans mal. Le révérend avait très mal pris son caprice.
Une fois l’affaire des différents MacMachin réglée, ou à peu près, quelques
interrogations demeuraient, Thomas avait demandé le chemin du château.

— Je vous raccompagne, évidemment.

— Merci, Révérend, quelques kilomètres de marche solitaire me feront du bien. je
suis sûr que vous avez beaucoup de choses à me dire sur le moindre rocher, et une
autre fois je serais heureux de connaître l’histoire profonde de mon île, mais
aujourd’hui j’aimerai y promener un regard neuf et agréablement superficiel, y avoir
mes propres repères, être attentif à mes propres sensations. Je ne suis pas un trop
mauvais lecteur, et les paysages sont des documents que j’aime déchiffrer, seul. Ainsi,
je peux suivre ce sentier ? Toujours tout droit ?

— Ce n’est guère prudent, Sir, et je m’en voudrais s’il vous arrivait quelque chose. Je
préfère vous tenir compagnie.

— Il ne m’arrivera rien, je vous ferai envoyer un pigeon dès mon arrivée. Donc tout
droit ?
Brodie le regarda un moment droit dans les yeux et un frisson glacé le
parcourut. Mais il soutint le regard. L’époque des hésitations s’éloignait en jaunissant.
Le révérend dut le sentir. Il regarda par dessus l’épaule de Thomas.

— A cette heure, vous n’avez sans doute rien à craindre, si vous suivez bien mes
indications : En suivant CE sentier, vous arriverez à une pierre gravée, elle est
d’époque viking, d’après la légende...

— Révérend...

— Vous prendrez alors à gauche et vous serez rapidement sur la route.

— Et si je prends à droite ?

— Je jure sur la Bible que je ne vous laisserai pas prendre seul le chemin des falaises.

— Je vous taquinais.

— Sir Thomas, écoutez moi bien. Tant que vous serez à proximité du rivage, ne vous
laissez approcher par aucun cheval ou aucune créature qui pourrait laisser supposer
qu’elle vienne de la mer : odeur iodée, algues dans la crinière ou la chevelure,
coquillage pour quelque usage que ce soit.

— Pas de coquillage, OK.

— De même, vous n’accepterez aucune sollicitation de tout individu qui porterait un
béret rouge.

— Certainement, pas de bonnet.

— De béret, Sir Thomas, rouge. Vous refuserez également toute demande émanant
d’une femme, jeune ou vieille, qui la solliciterait pour essorer, battre, laver ou étendre
du linge.

— Comptez sur moi, vieille ou jeune.

— Tant que vous serez sur la lande, si vous entendiez une musique, n’en cherchez à
aucun prix l’origine, surtout si elle est vive et entraînante et qu’elle paraît toute
proche.

— C’est entendu.

— Promettez moi en outre de ne vous aventurer dans aucune grotte, faille ou autre
cavité dans le sol ou la roche. De ne répondre à aucun appel, rire, chuchotement
venant de votre gauche. De ne jamais vous retourner sans avoir compté jusqu’à trois.
Chassez tout oiseau blanc et noir qui chercherait à vous survoler.

— C’est noté. Merci Révérend de votre aide. Je vous envoie un pigeon sans faute et
on visite cette île, mais alors à fond, dans quelques jours. Allez-y sans crainte, au
revoir, je vous regarde...

— Ne ramasser surtout pas d’objet brillant.

— Rassurez-vous. Au revoir... Oh, Révérend ! Non rien. Aha ! Je vous ai eu : vous
vous êtes retourné sans compter jusqu’à trois. Vous voyez, pas de raison de vous
inquiéter, je suis à fond.

Seul. La silhouette noire disparut rapidement et Thomas respira trois fois à
pleins poumons. Il resta un moment à contempler la mer dont le bleu s’argentait par
petites touches. Puis, les mains dans les poches, il suivit le sentier, le coeur
étonnamment léger. La pièce d’or était fraîche sous ses doigts. Avec un peu de chance,
cette nuit verrait la fin de ses cauchemars et la délivrance d’une vieille âme entêtée à
recevoir son salaire. Billie allait adorer. Il la laisserait mener toutes ses expériences,
pour la dernière fois. Putain ! Il avait oublié de reparler à Brodie du visage dans le
miroir.

La pierre levée était gravée d’étranges serpents entrelacés. Il la caressa du bout
des doigts, Il n’avait jamais touché de trucs vikings auparavant. Ils avaient foulé cette
même terre, regardé le même paysage. Pourquoi avaient-ils laissé un tel témoignage ?
Le vieil historien avait parlé d’une légende... Il prit à gauche, le sentier montait et la
marche l’échauffait agréablement. Son corps retrouvait des sensations oubliées. La
brise faisait comme un souffle sur sa peau. Il se retourna pour profiter de la beauté
du paysage.

Seul. Venu du fond des âges, il sentit une obscure envie grandir en lui. Depuis
combien d’années n’avait-il pas goûté ce plaisir simple. Le vieux rituel. Marquer son
territoire. Christophe Colomb avait dû faire ça en débarquant, avant de planter la
croix, les deux pieds enfin sur la terre ferme. Cérémonie personnelle. Pisser face à
l’immensité. Un coup d’oeil circulaire. Le frisson de l’air plus frais. Une trajectoire
parfaite. Un son joyeux. Tout seul. Fin de la pensée...

— Tu es seul ?

Le jet s’affola, quittant la parfaite parabole. Retour de la pensée. Panique. Très
seul. La sueur glaçait sa nuque. Thomas réalisa que la voix venait de sa gauche.

— Hey, Thomas ! Tu m’entends ? C’est moi, Annie Baudit...

— Je... je ne dois pas répondre à ce que j’entends par la gauche.

— Et ben retourne-toi, tu m’entendras par la droite ! dit la voix chantante et
légèrement exaspérée

Abandonnant la dernière goutte à son triste sort, il rangea tout ce qui dépassait
en réfléchissant à la suggestion de la voix qui sonnait bien comme celle d’Annie
Beaudit, s’il se retournait, sa gauche devenait-elle bien sa droite ?

— Tu vas te dégrouiller ?

Il gonfla ses poumons et se retourna en disant :

— Que voulez-vous ?

Putain ! Il avait oublié de compter jusqu’à trois avant de se retourner..
.

lordland_fin

Posté par zoechiffon à 00:31 - LES ÉDITIONS DU BAZAR DE BETSILEO PRÉSENTE : - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2009

NOUVELLE VAGUE MASTER & SERVANT

ET Madame Peel ...... delicieuse

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